IL Y A PLUS D’UN MOIS LES PROLETAIRES DES TEC SE SONT MIS EN GREVE

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Le mouvement des travailleurs des TEC s'est exprimé avec force contre la soumission généralisée à la rentabilité contre l'économie de l'entreprise, de la région, de la nation... contre la paix sociale dans son ensemble. Ces revendications sont issues de leurs besoins humains. Et c'est pour cela qu'ils exigent directement 10.000 FB. Leurs exigences et leur combat nous concernent donc tous, nous qui subissons les mêmes privations.

CONTRE LA DICTATURE DE L’ECONOMIE,

LUTTONS POUR NOS BESOINS !

Courber l’échine, s’écraser, n’entraîne rien d’autre que l’intensification des mesures anti-ouvrières.

C'était plus qu'il n'en fallait pour effrayer les syndicats et les partis. L'ensemble des fractions bourgeoises unit ses efforts pour s’opposer aux revendications exprimées sur un terrain commun à tous les prolétaires et les pousser hors de leur cadre, vers une forme corporatiste, isolée et partielle. Ces fractions cherchent à circonscrire le mouvement au raisonnable (lisez "compatible avec le bon déroulement des affaires"), le catégoriser, le diluer dans la négociation et le compromis. Bref, l'amputer de sa vitalité, de sa combativité prolétarienne pour le transformer en une bouffonnerie vide et inoffensive.

Organisons nous-mêmes nos luttes, en dehors et contre tous les partis et organisations bourgeoises !Le mouvement n'a pas accepté les règles bourgeoises que relayent les syndicats. Il développe l'action, les occupations, les piquets de grèves et transport gratuits, en s’inscrivant dans la consigne historique :

SYNDICATS = BRISEURS DE GREVE !

Beaucoup d'entre nous sentent que ce mouvement leur appartient aussi, qu'il s'agit d'un signal, d'une main tendue, d'un appel à la solidarité au travers du développement de l'action directe.

Au moment où patrons et syndicats, gouvernement et journalistes se gargarisent de la retombée du mouvement qui, disent-ils, "n'a servi à rien", il reprend dans d'autres secteurs en Wallonie, puis à Bruxelles, maintenant en Flandre, et, le plus important, tend à se généraliser.

Contre toutes les divisions régionales, linguistiques, nationales,

GENERALISONS LA LUTTE à tous les secteurs pour détruire l’esclavage salarié.

Ce mouvement est l'expression d'un ras-le-bol contre l'austérité, la sacro-sainte rentabilité, contre la hausse des prix, qui s'est manifesté ces derniers mois en Grande-Bretagne, en Espagne, en Equateur... Pour nous prolétaires, les campagnes pour le vote secret et la démocratie équivalent à la matraque. C'est un des mécanismes par lequel la société actuelle assure sa dictature. Les syndicats, rouages de la soumission du travailleur à la loi de la rentabilité, en sont les applicateurs zélés.

A BAS LA PAIX SOCIALE !

L’ECONOMIE NATIONALE EST MALADE, ACHEVONS-LA !

AUCUN SACRIFICE !

FORCE CONTRE FORCE !

PROLETARIAT CONTRE BOURGEOISIE !

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Groupe Communiste Internationaliste (GCI)

BP 54 – Saint-Gilles (BRU) 3 – 1060 Bruxelles

icgcikg@yahoo.com

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