Refusons de marcher !

On nous fait marcher à Seattle, à Prague, ou contre d'autres sommets organisés par la bourgeoisie pour s'entendre sur la manière d'organiser notre exploitation.

Mais les prolétaires n'ont jamais eu intérêt à marcher docilement. Ceux qui appellent au calme, à la dignité, à des revendications constructives ceux-là ne sont pas nos frères de classe. On nous fait marcher avec les serviteurs du capitalisme, ceux qui maintiennent la lutte du prolétariat dans des limites acceptables pour la bourgeoisie.

On nous fait croire que ces sommets sont les plus hauts lieux de lutte actuellement parce que c'est au FMI, à la Banque Mondiale, à l'OMC, que se déciderait l'avenir de l'humanité.

Mais ces sommets n'ont pas le pouvoir qu'on leur concède. Leur pouvoir est limité parce que c'est la valeur qui dicte sa loi au jour le jour, qui impose à nos patrons, à nos gouvernements, et à ces sommets, de créer les conditions qui permettront de mieux nous exploiter, de mieux tirer profit de notre sueur et de notre sang. Ces sommets ne sont que le sommet de l'iceberg d'un système qui engendre la misère et la mort au quotidien.

On nous dit que le capitalisme s'est métamorphosé en néolibéralisme, qu'il s'est globalisé, mondialisé et que donc la lutte des opprimés de ce monde devrait changer elle aussi. Foutaises !

Cela fait 500 ans que le capitalisme est mondial et sa nature n'a pas changé. La bourgeoisie s'acharne depuis des siècles à le maintenir, à maintenir les conditions qui nous contraignent de vendre notre force de travail pour un salaire de misère et qui lui permettent de nous jeter dans une misère plus grande encore au cas où elle n'aurait pas besoin de nous pour la servir. Contre ces colporteurs d'idées neuves, nous affirmons que notre lutte est celle de toujours, de toutes les classes opprimées et exploitées du passé.

Imposons la frontière de classe partout où on essaye de nous faire marcher sous le même drapeau que celui de la bourgeoisie:

Prolétariat contre bourgeoisie!

Le capitalisme ne peut qu'engendrer la misère et la guerre. Que ces combats ponctuels ne nous détournent pas de la seule perspective qui s'impose si nous voulons vivre :

Vive la révolution sociale mondiale!

Groupe Communiste Internationaliste (GCI)